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C’est devant une salle comble que Michel Forey a relaté le 21 novembre l’histoire de Trochères de 1790 à 1945. Ce Trécarien a dépouillé les procès verbaux des conseils municipaux et complété ses recherches aux archives départementales pour restituer 150 ans de la vie quotidienne du village. Des anciens, certains résidant encore à Trochères, d’autres vivant dans la région, ont complété les informations du conférencier avec des souvenirs de leur enfance.

Pour montrer « La lente évolution de la France rurale », titre de sa conférence, Michel Forey a relaté que la commune avait refusé l’installation du téléphone en 1912 à cause de son coût, pour finalement l’accepter en 1925. Les cabines étaient alors installées dans la maison de certains habitants.

L’eau potable est arrivée tard, en 1964 alors que Dijon l’avait déjà depuis longtemps, grâce au réservoir de l’ingénieur Darcy, sur la place du même nom. Comme beaucoup de villages de Côte-d’Or, Trochères a eu un vignoble. L’activité principale était l’agriculture : en 1850, 32 familles sur 50 vivaient de la culture et de l’élevage. En 1945, il restait encore 14 familles d’agriculteurs sur une trentaine de ménages.

Grâce à un diaporama illustré de cartes postales de l’époque, l’auditoire a découvert ou retrouvé des images d’antan : les cafés qui existaient, le café Bauer route de Mirebeau et le café Louet, rue de l’Eglise et, jusqu’en 1936, plusieurs artisans : un charron et maréchal ferrant, un tisserand, un fabricant d’huile ainsi qu’un vivandier (Personne qui suivait une armée pour y vendre des vivres, des boissons et des objets de nécessité)

La population maximale de Trochères, 258 habitants, a été atteinte en 1821. En 1946, ne restaient que 96 personnes. Et en 1975, seulement 83 ! C’est la raison pour laquelle la municipalité a décidé de faire le lotissement de la Vigne. Cette partie plus contemporaine fera l’objet d’une autre conférence, l’an prochain, le temps pour Michel Forey de poursuivre ses recherches.

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