Retour sur la cérémonie du 8 mai

Le maire et le conseil municipal vous remercient sincèrement pour votre présence à la cérémonie du 8 mai. 

Votre participation, nombreuse, et votre recueillement témoignent de l’attachement de notre commune au devoir de mémoire et aux valeurs de paix, de liberté et de solidarité. 

Retour sur la cérémonie du 8 mai 2026 en photos et ci-dessous, le discours du maire.



Le discours de Mme le maire

 » Chers Trécariennes, chers Trécariens,

Bienvenue à toutes et à tous,

Nous sommes réunis aujourd’hui devant le monument aux morts pour rendre hommage à nos aïeux qui ont donné leur vie pour nous offrir la et notre liberté, et en particulier aux soldats de notre village.

Le 8 mai 1945, les derniers dirigeants du IIIème Reich actent à Berlin la capitulation sans condition d’une Allemagne désormais vaincue et occupée par les forces alliées. Cette reddition, signée une première fois à Reims le 7 mai, met fin aux hostilités en Europe le lendemain à 23h01. Ce premier jour de paix marque la victoire des Alliés venus un an plus tôt libérer notre continent depuis les plages de Provence, d’Italie et de Normandie.

Pourtant, la guerre ne s’arrête pas là. À l’autre bout du monde, le conflit se poursuit au Japon. Les bombes atomiques d’Hiroshima, le 6 août, et de Nagasaki, trois jours plus tard, révèlent au monde l’horreur absolue vers laquelle peuvent mener les guerres. Elles font 150 000 à 200 000 victimes, dont la moitié foudroyées en quelques secondes ! Ce n’est que le 2 septembre 1945, avec la capitulation du Japon, que la Seconde Guerre mondiale prend définitivement fin. 

Ce conflit a été très meurtrier. Il coûté la vie à 40 à 60 millions de personnes, 4 à 5 fois plus que la 1ère guerre mondiale. Parmi elles, 45 millions de civils, bien plus que de militaires, ont été victimes des bombardements, des déportations, des famines. Une situation qui résonne aujourd’hui avec les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine.

Derrière ces chiffres vertigineux, il y a des visages, des familles brisées, des destins fauchés. Il y a surtout le courage, l’abnégation et le sacrifice de soldats, souvent très jeunes, qui ont tout donné pour la liberté et la paix. Sans oublier les survivants de cette période, revenus marqués à jamais, qui, au fil des années, nous quittent et emportent avec eux leurs souvenirs. Alors plus que jamais, il nous revient, de générations en générations, de transmettre leur mémoire.

Se souvenir, c’est une arme contre l’oubli. Se souvenir, c’est aussi reconnaître que, malgré les blessures de l’histoire nous avons su, avec l’ancien ennemi de nos aînés, construire une amitié franco-allemande, solide fondement dès 1950, d’une Europe unie dans la paix et la coopération qui sera célébrée demain 9 mai en référence au discours de Robert Schumann, le ministre des Affaires étrangères d’alors.

Se souvenir comme nous le faisons aujourd’hui ici devant notre monument aux morts, c’est exprimer du respect envers ceux qui ont donné leur vie, mais aussi dire combien il faut rester vigilant pour éviter que de tels conflits se reproduisent. L’actualité internationale nous le rappelle tous les jours : face à l’intolérance, au racisme, aux replis identitaires et aux menaces contre la démocratie, la vigilance reste notre premier devoir. 

C’est pourquoi nous devons continuer à porter les valeurs de paix, de solidarité et de fraternité dans nos paroles comme dans nos actes. 

Je vous propose maintenant de vous joindre à moi pour honorer la mémoire de nos soldats en écoutant la lecture des noms gravés sur ce monument. »

Christiane Perruchot

Laisser un commentaire. Celui-ci sera lu par le modérateur avant d'être publié.