Voici l’intégralité du discours de Christiane PERRUCHOT, prononcé devant le conseil municipal et le public, une fois élue maire de Trochères, le 21 mars 2026.
» Chers collègues, chers habitants,
Je tiens d’abord à remercier les Trécariens pour la confiance qu’ils m’ont témoignée lors de cette élection. Une confiance en moi mais aussi en mon équipe que je remercie chaleureusement pour son engagement, son enthousiasme, son énergie.
Je tiens aussi à féliciter nos concurrents qui se sont bien battus. Mal vécue par une partie des habitants et des candidats, avec le recul, cette concurrence a plutôt été bénéfique à la démocratie. Alors que, souvent, la participation atteignait difficilement les 50% des inscrits en Côte-d’Or, soit en raison de la présence d’une seule liste, soit à cause du nouveau mode de scrutin qui a dérouté plus d’un électeur, Trochères peut avoir la tête haute avec une participation de 75%. Tout le monde s’est mobilisé pour l’avenir de notre village.
Je sais que cette élection a parfois été vive, que des mots ont pu dépasser la pensée, que des tensions ont pu s’installer entre nous. Dans une petite commune comme la nôtre, cela se ressent encore plus. Mais aujourd’hui, je voudrais simplement NOUS inviter à tourner la page, ensemble. À partir d’aujourd’hui, il n’y a plus deux listes, il n’y a plus deux camps. Il n’y a qu’une seule communauté : la nôtre, un conseil municipal de onze personnes en qui les habitants ont décidé de faire confiance.
Une communauté parce qu’au fond, nous partageons tous la même chose : l’attachement à notre commune, à sa qualité de vie, à son avenir. Notre force, c’est la proximité. On se connaît, on vit les mêmes réalités. Cela nous oblige à faire preuve d’attention les uns envers les autres, et c’est aussi ce qui rend notre commune si précieuse.
À partir d’aujourd’hui, je serai le maire de toutes et de tous. De celles et ceux qui m’ont soutenu, comme de celles et ceux qui ont fait un autre choix. J’aimerais reproduire au sein du conseil municipal, la collégialité qui a animé mon équipe pendant la campagne. Je suis profondément attachée à ce que nous puissions travailler dans une ambiance sereine, respectueuse et conviviale. Surtout ne pas dupliquer les erreurs du passé. C’est, j’en suis persuadée, à notre portée.
Je me permets une image : celle du maire en chef d’orchestre. Un orchestre ne se résume pas à un seul instrument, mais à une diversité de voix : certaines puissantes, d’autres plus discrètes ; certaines donnent le tempo, d’autres apportent de la nuance. Individuellement, chacune compte. Mais c’est ensemble qu’elles créent l’harmonie.
Le maire, lui, fixe le cap, écoute, accepte les compromis et, au final, tranche. Mais il ne décide jamais seul. Je souhaite animer un conseil municipal où chacun peut s’exprimer. Peu importe — ou plutôt, tant mieux — si les avis divergent : c’est de la confrontation des idées que naissent les projets les plus riches.
Et nous en avons besoin pour démêler l’écheveau que forme dans un même périmètre, le manque de places disponibles au cimetière et le mauvais état du préau. Nous aurons aussi à explorer les voies pour trouver de nouvelles recettes.
Nous avons 7 ans pour le faire. Et ce n’est pas de trop. Nous en sommes tous conscients. Les projets que j’ai évoqués ne seront pas tous réalisés à la fin du mandat. D’une part parce qu’ils sont complexes, d’autre part parce que la commune n’a plus de capacité d’investissement – ou si peu. Il faudra donc attendre plusieurs années pour investir à nouveau.
Je compte sur chacun d’entre vous, élus comme citoyens, pour que notre village reste un lieu où il fait bon vivre. Pour finir, j’ai une pensée particulière pour l’association Trochères Loisirs sans laquelle nous n’aurions pas autant d’occasions de tous nous retrouver.
Vive notre village ! »

