Le centre de tri du Grand Dijon, près du parc Valmy à Dijon, a dernièrement ouvert ses portes aux élus des communes du SMOM, le Syndicat Mixte des Ordures Ménagères d’Is-sur-Tille qui fait la collecte des bacs jaunes sur notre territoire.
C’est l’occasion de vous faire découvrir son fonctionnement et tout d’abord, de vous rappeler quelques règles de tri. Les erreurs de tri ou inattentions impacte fortement sa performance. 20 à 30% des déchets se trouvant dans les bacs jaunes n’ont rien à y faire et finissent incinérés, dans l’usine juste à côté. Les défauts sont également causés par le process automatisé du centre de tri,
Ne pas mettre dans le bac jaune : les piles et les batteries, les bonbonnes de gaz, les appareils électroniques qui ne sont plus fonctionnels, les peintures et solvants ainsi que leurs flacons vides, les chiffons et les grands cartons bruns. Ils sont destinés à la déchetterie.
Les serviettes en papier et essuie-tout, les couches et tout autre textile sanitaire (lingettes, mouchoirs, serviettes hygiéniques) sont à mettre dans le bac gris ; les bouteilles en verre dans les bornes dédiées.
Les vêtements vont aussi à la déchetterie et/ou dans les bornes dédiées des associations (il en existe une à Belleneuve près du centre commercial).
Les seringues et les médicaments sont à retourner dans les pharmacies.
Quelques conseils : ne pas froisser en boule les feuilles de papier ou les journaux ni les déchirer en petits morceaux car ils ne seraient pas détectés par les machines de tri. Eviter les cartons d’emballages alimentaires trop sales ou gras. Et surtout, tout mettre en vrac dans le bac jaune, pas dans des sacs, car le centre de tri de Dijon n’a pas « d’ouvreurs de sacs » (les sacs entiers finissent incinérés). Ne pas écraser les bouteilles d’eau, les aplatir suffit. Inutile de gâcher de l’eau pour laver les boîtes de conserve ou autres emballages alimentaires ; ils le sont dans le cycle de traitement. Enfin, on peut jeter dans le bac jaune, les pots de fleurs vidés et y mettre les capsules aluminium de café car le centre de tri dispose d’un détecteur d’aluminium.
En résumé, on met dans le bac jaune, tous les emballages alimentaires, bouteilles, barquettes et boites en plastique, aluminium (canettes de soda), carton, polystyrène, les films, pots de yaourts, briques.
Rappelons qu’à Trochères, les bouchons et couvercles en plastique sont collectés dans le bac bleu près de l’abri bus pour l’association Les bouchons d’Hugo.
Le cycle du tri

Les déchets déversés par les camions dans un grand hall sont d’abord triés par taille dans deux cribleurs rotatifs, des machines cylindriques percées de trous. Leur rotation entraîne l’avancée des déchets qui tombent dans les trous. La première, appelée décartonneur, percée d’orifices de 30 cm, sélectionne les plus grands. La seconde, percée de trous de 12 cm, appelée le trommel, sépare les déchets de plus de 12 cm et les plus petits.
Dans un second temps, un tapis vibreur sépare les corps creux (barquettes, briques alimentaires, bouteilles en plastique, conserves, canettes) des corps plats (journaux, magazines, petits cartons, films). Sur une table en pente qui vibre, les déchets creux qui rebondissent tombent vers le bas de la table, tandis que les déchets plats sont évacués vers le haut.
Puis est réalisé un tri optique par matière. Des caméras scannent les déchets et les identifient. Sont ainsi séparés les papiers et petits cartons et les déchets creux non métalliques comme les bouteilles en plastique.

Entre les deux, un « finisseur » récupère les menus déchets, impossible à recycler (ils sont éliminés par incinération). Deux autres machines interviennent sur les déchets métalliques : l’une, une sorte de gros aimant, détecte l’acier, l’autre par le courant de Foucault isole l’aluminium.
Ce premier tri effectué, chaque catégorie de déchets arrive sur des tables de tri manuel, au nombre de huit. Des employés, tous des personnes en insertion de la société Idées 21, retire les « incongrus », par exemple, un film plastique parmi les journaux, un papier aluminum dans les barquettes en plastique etc.
Le dernière étape est la formation dans des presses, de balles par catégorie de déchets qui sont ensuite envoyées dans les différentes filières de recyclage. Il s’agit de sociétés avec lesquelles Suez, l’exploitant du centre de tri, a signé des contrats. En fonction de la nature des déchets, ces recycleurs sont situés en France et/ou en Allemagne, Pas au grand expert, nous précise t-on. Les déchets dangereux sont envoyés dans des filières spécifiques. Les refus du tri qui n’appartiennent ni à l’une ni à l’autre des catégories sont incinérés. D’où l’importance d’un bon tri à la source. Même si l’usine d’incinération de Dijon a une vocation vertueuse puisqu’elle fabrique de la chaleur pour le réseau urbain et de l’électricité.




